Default Settings – Plastic #6

In 2020-21, I co-designed and piloted an experimental storytelling project called ‘Default Settings’ through Marco Polo Projectwith Matthew Ziccone as co-designer, Maddy Bean as producer, and Kay Stavrou, Declan Fry and Xueqian Zhang as associate storytellers. Default settings is an experimental creative project exploring questions of reflectivity, discourse, polyphony and audience agency. It invites a digital audience and a small cast of diverse associate storytellers to reflect on the various intersecting story-worlds that they inhabit, and stretch their capacity to create a common world by interweaving different stories, stemming from different traditions.

Default settings presents five storytellers, sharing stories in five parallel zoom breakout rooms. The audience moves room to room every two minutes, then takes part in a facilitated reflection to make sense of the experience. The only constraint for storytellers was a strict 22 minute time limit, and using the keyword ‘plastic’ for inspiration. The experiment involved playing with different languages: it was a chance for me to embrace my new digital persona as ‘calm, original and gently shady’, and go back to writing in French. I ended up writing a long philosophical reflection on the theme, in 11 parts, which I will share in 11 short posts.

‘Danca da Soledao’ est ma chanson de 2020. Elle m’évoque les génies mêlés du Portugal et du Brésil, du Fado et de la Bossa Nova. Elle met en mouvement la tristesse et la solitude – et par ce mouvement les allège. J’ai découvert d’abord cette chanson grâce à l’algorithme de Spotify dans sa version live, chantée par Marisa Monte. Puis à mesure que je me prenais d’affection pour elle, j’ai délibérément cherché d’autres versions, et les ajoutais à mes listes: celle de Beth Carvalho, celle de Paulinho da Viola, celle d’Andrea Motis.

Quand je pense à la musique populaire des quinze dernières années, j’ai l’impression que les plus grands succès sont apparus d’abord sur une émission de téléréalité. C’est Julien Doré qui reprend ‘les Bêtises’ ou ’C’est pas ma faute’, classiques mièvres en version blues, à l’octave. C’est les douzaines de reprises qu’on voit sur YouTube, sur la Nouvelle Star ou The Voice, à travers le monde. C’est toute la bande son de Glee, c’est Rachel et Finn qui redonnent du punch à Don’t stop believing, c’est la version gay de Teenage Dream par Blaine et les Warblers, ou Make you feel my love en ode mortuaire pour Cory Monteith. Au cinéma, c’est Baz Luhrman dans Moulin Rouge qui monte Roxane en version tango. Mais la tradition va plus loin : c’est les standards de jazz, ou de Bossa Nova, repris par les grands noms de la musique: Summertime, Girl from Ipanema, Mack the Knife, interprétés par Gilberto Gil, Ella Fitzgerald ou Nina Simone.

Ces rythmes, ces mélodies, ces paroles, sont un héritage collectif. Une source de bonheur que nous ont légué les ancêtres. C’est aussi notre devoir, à nous les vivants, de garder ces musiques en vie, non pas juste à l’identique, mais en les adaptant. Chacune de ces chansons, chacun de ces classiques est comme un masque de Commedia dell’arte. C’est Polichinelle, Colombine, Arlequin. C’est une forme qui – lorsqu’un comédien l’endosse – lui permet d’exprimer, de ressentir et de provoquer certaines émotions. Ce sont les formes héritées qui nous préservent du chaos, qui réduisent l’effort nécessaire pour trouver l’émotion juste – et qui, donc, permettent un plus grand raffinement dans nos relations l’un avec l’autre, et ce que nous pouvons savoir de nous-même.

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